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Le blog du Syndicat FO Disney


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Des femmes et des hommes libres
dans une organisation indépendante !


Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 19:01


"Les salariés d’Eurodisney doivent le savoir car c’est de leur argent qu’il est question."

Par Guy Bruno MBOE, Secrétaire Général du Syndicat FO Disney

Beaucoup des personnes ont écrit et parlé du sujet, sans véritablement connaître la réalité sur les dessous du C.E de Disney. Les principales personnes informées des malversations financières organisées au sein du C.E se sont tues ; seul le Syndicat FO Disney a pris ses responsabilités, après avoir pris connaissance des faits, en portant plainte contre X auprès de Monsieur le Procureur de la République de Meaux et en se portant également partie civile dans cette plainte.


De l’information à la plainte contre X

Aux alentours du 10 septembre 2009, j’ai été informé par Monsieur Dawood MAMODE, délégué syndical CFTC, qu’une personne détenait des informations sur des détournements financiers au sein du C.E de Disney et qu’elle voulait les transmettre aux syndicats CFTC, CFDT et FO.

Quelques jours après, Monsieur MAMODE, Monsieur ROVEDO, délégué syndical CFDT, et moi-même, avions pris connaissance des éléments rapportés avec des documents à l’appui démontrant un vaste détournement financier.

Devant la gravité des faits rapportés et des documents à l’appui, j’ai proposé à Messieurs MAMODE et ROVEDO de transmettre ces informations à la justice, pour que nous ne soyons pas poursuivis par la suite pour complicité par omission comme c’est la mode aujourd’hui, et parce que les salariés ont le droit de savoir où va leur argent.

A ma grande surprise, aucun des deux ne m’ont suivis sur ma proposition, bien qu’ils l’aient approuvée. Seul le conseil syndical du syndicat FO Disney a décidé de prendre ses responsabilités en décidant de porter plainte contre X au pénal, afin que la justice puisse enquêter, trouver et condamner les responsables, si nécessaire.

La Direction de Disney décide d’assigner le Comité d’entreprise auprès du TGI de Meaux, FO Disney est le seul syndicat intervenant volontaire dans cette assignation.

Alors que le syndicat FO Disney a averti la Direction de Disney de sa démarche auprès de Monsieur le procureur de la République dès le mois d’octobre 2009 ainsi que des informations qu’il a reçues, la Direction ne réagira pas démontrant ainsi son soutien implicite à l’actuelle majorité du C.E ( CGT-CGC-SIPE ) au cours des réunions suivantes.

Il aura fallu que d’innombrables articles de presse argumentés pour que la Direction de Disney daigne enfin réagir en portant plainte à son tour.


Pourquoi la Direction a choisi le TGI ?

La Direction justifie sa démarche par le fait que cela accélère la procédure.

Mais pourquoi demander une expertise judiciaire pour la période (2007-2009) avec un rapport dans les 3 mois, alors que les élus du C.E ont voté à l’unanimité pour une expertise comptable sur 10 ans ?

La Direction aurait très bien pu demander une expertise judiciaire sur 10 ans en demandant un rapport dans les 3 mois sur la période (2007 à 2009), puis successivement sur les autres périodes.


Pourquoi le Syndicat FO Disney s’est porté intervenant volontaire dans cette plainte ?

Nous sommes portés intervenant volontaire afin d’avoir accès à l’expertise judiciaire et informer les salariés du déroulement de la procédure, ce qu’aucun syndicat à Disney n’a osé faire.

Quelle est la stratégie de la Direction et pourquoi les sections syndicales CFTC Disney et CFDT Disney ne se sont pas associées au syndicat FO Disney dans sa démarche judiciaire ?

Pour comprendre et mettre en lumière la nouvelle stratégie de la Direction, il faut se référer aux propos de Monsieur Daniel DREUX (Vice Président des relations sociales et des ressources humaines) lors de la réunion de négociation du 21 janvier 2010.

Répondant à une question du camarade David CHARPENTIER demandant à la Direction de mettre fin à ses accords atypiques (….accords plus que déloyaux….) dans l’entreprise, accompagné en cela par l’intervention de la Déléguée Syndicale CFDT Djamila OUAZ, qui informe l’assemblée qu’elle a personnellement alerté Monsieur Daniel DREUX sur les dérives financières du CE et cela avant que le scandale n’éclate.

Monsieur DREUX annonce qu’il ne mettra pas fin aux éventuels accords atypiques à venir, mais il affirme qu’en 2004 la Direction, dans un accord atypique avait versé plus d’un million d’euros au CE pour remédier à la mauvaise gestion financière des élus des bureaux du CE précédent. Il ajoute en outre, que tous les bureaux successifs du CE qui ont eu a gérer cette institution y compris la CFDT ont tous été coupable de mauvaise gestion et de déficit abyssale à savoir (CGT/CFDT-CFTC/CGT-CFDT/CGT-CFTC/CGT-CGT/CGC).

Monsieur Daniel DREUX insiste par la suite pour que les esprits s’apaisent et laissent travailler la justice sereinement. Il invoque le fait que la Direction est en capacité de ressortir tous les documents faisant état de ces mauvaises gestions, et des écrits des Secrétaires successifs demandant à la Direction de ne pas s’occuper de la gestion du CE.

Concernant l’accusation par Monsieur DREUX de la mauvaise gestion du CE par CFDT, Madame Djamila OUAZ récuse en bloc cette affirmation.

J’interviens alors dans le débat pour confirmer que la Direction était bien au courant des malversations au sein de l’actuel bureau du CE, puisque lors de l’audience du TGI, la Direction a émis des doutes sur la sincérité des bilans comptables de l’actuel bureau depuis 2007. Elle a argumenté ses propos par des éléments probants, ce qui démontre sa connaissance sur les malversations commises.

Lorsqu’un élu du CE, anciennement Secrétaire CFTC du CE puis reconvertit élu CE du SIPE (Syndicat Indépendant Des Personnels d’Eurodisney) membre de la majorité actuelle du CE, Monsieur Touhami HADI, annonce en pleine réunion du CE que Monsieur Alain LAUDEN ancien Secrétaire du CE est parti avec 10 ans de SMIC donné par la Direction, on peut alors se poser des questions sur la gestion mafieuse de la Direction.

Après tous ces éléments, on comprend alors pourquoi les Sections Syndicales CFTC et CFDT n’ont pas osées porter devant la justice les informations qu’elles détenaient sur les soupçons de malversation au CE.


Alors quelle est la stratégie de la Direction ?

Il est plus que probable que des Comités d’établissements seront installés au sein de l’U.E.S Eurodisney très prochainement. Les négociations à cet effet commenceront le 05 février 2010.

La Direction sait que la page CGT est tournée, elle a besoin d’une majorité au CE pour signer tous ses accords comme la majorité actuelle CGT/CGC/SIPE le faisait.

Pour ce faire, il lui faut deux gros syndicats et deux petits syndicats pour trouver une majorité dans les différents comités d’établissements. Quels sont les Syndicats capables de rentrer dans un tel jeu ? Au vu des éléments que je vous ai apporté, à vous de juger.

Ainsi les mêmes magouilles recommenceront, certains élus partiront par la suite les poches pleines et la Direction aura gagné quelques années de répit.


Et la Section Syndicale CFE-CGC d’Eurodisney dans tout cela ?

Il est étonnant que la CFE-CGC qui tient un rôle prédominant au sein du Comité d’Entreprise et des différentes commissions jouent aujourd’hui la carte du « nous voulons la transparence au Comité d’Entreprise ».

La CFE-CGC en accord avec la CGT et le SIPE ont réclamé, revendiqué et reçu les 500 000 euros de la Direction.

Ils se sont vantés d’avoir eu une bonne gestion, on connaît la suite……….

Isabelle LALLEMANT élue cadre CFE-CGC du CE, comptable de formation et de métier, membre de la commission financière du CE affirme aujourd’hui qu’elle n’a rien vu des malversations au CE.

Richard LECLERC élu cadre CFE-CGC du CE, Manager dans l’entreprise et Secrétaire Adjoint du CE, affirme également aujourd’hui n’être au courant de rien.

FO sait pertinemment que les cadres de l’entreprise sauront apprécier à leur juste valeur le comportement de leurs représentants.

Je me demande parfois si le miroir existe, pouvoir se regarder dedans est souvent nécessaire. Il faut que les salariés de notre entreprise sachent la vérité. J’espère simplement que ces quelques lignes permettront de leurs ouvrir les yeux.

Par FO Disney
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 10:58

 

La sortie de récession n’est pas la sortie de crise, qui nécessite une révision forte des politiques économiques et sociales au niveau national, européen et international. Dans ce cadre, les revendications et attentes des salariés actifs, chômeurs et retraités demeurent. C’est notamment le cas en matière de salaires et d’emploi, ce que ne cesse de mettre en avant Force Ouvrière.

Aujourd’hui, avec la volonté affichée par les pouvoirs publics de réduire drastiquement les dépenses publiques et sociales, ce sont la solidarité et l’égalité de droit qui sont menacées, la république sociale qui est fragilisée. C’est pourquoi Force Ouvrière revendique un moratoire sur la Révision générale des politiques publiques.

C’est aussi pourquoi Force Ouvrière a réaffirmé ses revendications en matière de retraites et son refus de repousser l’âge du droit à la retraite ou d’allonger la durée de cotisation nécessaire à l’obtention d’une retraite à taux plein.

Force Ouvrière considère qu’il appartiendra à chaque organisation d’affirmer ses positions le 15 février lors de la rencontre dite de l’agenda social. La perspective de manifestation début mars, en période électorale, excluant les retraites, vise à privilégier le contenant au contenu. Tenant compte, de ce point de vue, des expériences de 2003, 2008 et 2009, le bureau confédéral décide de ne pas participer à la réunion dite intersyndicale qui pourrait se tenir le 8 février 2010.

Comme annoncé, Force Ouvrière entame des contacts bilatéraux avec les autres confédérations syndicales pour comparer et confronter les analyses et positions sur ce dossier essentiel et prioritaire des retraites. À l’issue de ces rencontres, la question de l’unité d’action, pour laquelle Force Ouvrière marque sa détermination, devra être posée sur des revendications et modalités d’action claires et partagées.

Force Ouvrière prendra à cet égard toutes ses responsabilités.

Pour le bureau confédéral de Force Ouvrière, si les travailleurs attendent des syndicats qu’ils puissent unir leurs forces pour être plus efficaces, cela nécessite des échanges préalables et loyaux, seuls à même de pouvoir mettre en avant des positions claires.

Par FO Disney
Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 13:23

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly



Même si le gouvernement n’a pas encore fait connaître officiellement ses intentions en matière de retraite, on voit très bien que le débat est lancé à travers les ballons d’essai et prises de position diverses, y compris sur le plan politique.
Le ministre du Travail, Xavier Darcos, chargé du dossier, explique ainsi qu’on ne doit pas avoir de tabou. Mais qu’il faudra augmenter, d’une manière ou d’une autre, la durée de cotisation. Autrement dit, pas de tabou, mais des œillères.
Depuis des années, on nous assure qu’à partir du moment où les gens vivent plus longtemps il est logique qu’ils travaillent plus! Cela fait partie des fausses évidences. Une telle assertion exclut tout débat sur la répartition des richesses et sur le modèle de société qu’il faut construire ou reconstruire. Au nom de quoi, parce que l’on vit plus longtemps, faudrait-il travailler plus longtemps? Avec une telle logique il faudrait que les femmes travaillent plus longtemps que les hommes, au prétexte qu’elles ont une espérance de vie plus grande! En fait, la seule question est celle du financement. Du fait du capitalisme libéral, de la dérégulation, d’une répartition plus inégalitaire des richesses (toutes les causes à l’origine de la crise), les bien-pensants affirment qu’on ne peut plus supporter les dépenses des régimes sociaux et qu’il faut donc les diminuer. D’où l’idée qu’il faudrait travailler plus longtemps.
Si les régimes étaient équilibrés, personne n’en parlerait. C’est pourquoi le dossier «retraites» ne peut être examiné en dehors des questions de politique économique et sociale et de fiscalité. C’est aussi pourquoi nous refusons de cautionner toute augmentation de la durée de cotisation ou tout report au-delà de 60 ans du droit au départ en retraite.

 

40 ans, c’est déjà trop! Surtout quand on sait qu’aujourd’hui la durée moyenne d’activité des salariés est inférieure à 40 ans (de l’ordre de 38 ans) et que toutes les périodes ne sont pas cotisées, même quand elles sont validées. Il faut donc de nouveau bloquer toute dégradation pour obtenir à terme une réduction de la durée.
De la même manière, nous n’accepterons pas que l’on remette en cause le code des pensions et le statut général de la fonction publique. Ceux qui plaident pour attaquer le code des pensions sont aussi ceux qui veulent détruire le statut, statut qui est un des garants de la neutralité républicaine de la fonction publique. Force Ouvrière a donc travaillé sur les questions relatives au financement. Nos propositions permettraient d’assurer l’équilibre financier. Elles percutent la politique économique et sociale en cours, celle qui, en France comme ailleurs, conduit dans le mur. Au passage, mais c’est important, quand il a fallu trouver de l’argent pour les banques, notamment, on l’a trouvé! Quand il s’agit de sauver le système bancaire, on a plus d’imagination que lorsqu’il faut consolider les droits sociaux. Du côté des pouvoirs publics et de tous ceux qui plaident pour travailler plus longtemps (en gagnant moins), il s’agit aussi de montrer aux marchés financiers et aux autorités européennes que la France, pour respecter les critères de Maastricht, va imposer de nouveaux sacrifices aux salariés. La retraite, c’est aussi le droit à la vie, c’est aussi la liberté et la sécurité. Et c’est cela qu’il faut garantir par la répartition, une amélioration du niveau des retraites et pensions (1,2 million de retraités sont sous le seuil de pauvreté) et un refus d’obliger les salariés à travailler plus longtemps, quelle que soit la formule. À terme, il faudra même obtenir une réduction de cette durée. En cette année où l’on parle beaucoup d’Albert Camus, rappelons qu’il a écrit: «Qu’est-ce qu’un homme révolté? Un homme qui sait dire non.» Alors que la communication va battre son plein, il nous appartient de rappeler haut et fort, dans un premier temps, nos revendications
.

Par FO Disney

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