FO Disney
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A l’approche de la publication de son bilan annuel, la direction de Disneyland Paris vient d’adopter un plan de rigueur.
Les syndicats dénoncent le « prétexte idéal » de la crise.
Tout n’est pas rose au royaume de Mickey. A la dernière réunion sur les négociations salariales, la direction d’Eurodisney, qui emploie plus de 13 000 salariés dans les parcs, les hôtels et restaurants de Disneyland Paris, a annoncé aux représentants du personnel ses mesures d’économies. Au menu de ce régime minceur : non-remplacement systématique des postes laissés vacants, report d’au moins trois mois des négociations salariales pour 2010, et possibilité de suspendre le bonus de fin d’année accordé aux encadrants.
Un authentique plan de rigueur : la direction assume le terme au pays des rêves.
Le dispositif vient s’ajouter à une longue série de mesures anticrise lancées dès l’automne 2008. Officiellement, le nouveau plan a pour objectif de se laisser le temps de repenser la stratégie du géant des loisirs, dans un contexte explosif qui mélange crise économique le premier semestre a vu le chiffre d’affaires reculer de 7,3 % et menace de grippe A. « C’est une façon de se donner un délai de réflexion : nous attendons la publication du bilan de l’exercice 2009, début novembre, avant de poser des objectifs pour l’année à venir », explique un porte-parole d’Euro Disney.
« Le vrai but de ce plan est d’augmenter la flexibilité sans contreparties »
Si la CGT, historiquement proche de la direction, salue l’initiative, certains syndicats trouvent l’argument « crise » un peu facile.
« C’est le prétexte idéal, tempête David Charpentier, délégué FO.
Quand il s’agit de reverser 75 millions d’ euros de royalties à la maison mère, la crise n’est plus un problème. Le vrai but de ce plan est d’augmenter la flexibilité sans contreparties. »
Du côté des salariés, pas de cris de colère mais un simple haussement d’épaules. « On a l’habitude de naviguer à vue, donc ce genre de plan ne nous choque pas vraiment, explique ce “cast member” non syndiqué qui souhaite garder l’anonymat. En revanche, l’argument “crise” ne tient pas : la fréquentation et le chiffre d’affaires ont toujours été fluctuants, même en période de prospérité. »
Périodes fastes pour les parcs d’attractions, les festivités de Halloween et de Noël devraient servir de baromètre de fréquentation pour les mois à venir. En attendant, la direction a maintenu la fête prévue le 22 octobre pour ses salariés affichant dix, quinze ou vingt ans de maison. Une fête qui promet spectacles, cadeaux et buffet géant. Rien n’est jamais tout noir au royaume de Mickey.
Le Parisien
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