La polémique ne risque guère de s’éteindre, après la présentation des résultats d’une mission d’enquête sur le suicide de Rabii Hourourou. A 16
heures, ce mercredi, les membres du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de la restauration à Disneyland doivent évoquer les conclusions de cette mission
interne. Elle a été diligentée le 9 mars dernier à la demande de pusieurs syndicats suite à la
mort de
ce salarié du géant des loisirs.
Le rapport, dont nous nous sommes procuré une version provisoire, met l’accent sur les problèmes psychologiques et relationnels de la victime, qui s’est tuée en se jetant sous un train en
gare d’Esbly, le 21 février dernier. Mais le document ne donne toutefois aucune conclusion définitive sur les causes -d’ordre professionnel ou personnel - de son geste.
Selon les enquêteurs du CHSCT le commis embauché aux cuisines de l’hôtel Cheyenne en 2004, et muté depuis dans trois autres établissements de Disneyland, donnait pleine satisfaction à sa
hiérarchie, mais «paraissait fragile psychologiquement». Et d’évoquer les «difficultés d’intégration au sein d’une équipe» de ce salarié «trop directif avec ses collègues de travail».
Plus surprenant, le rapport indique que le médecin du travail «n’a pu relever aucun signe d’alerte», lors du retour à son poste de Rabii Hourourou en mi-temps thérapeuthique en février 2010
après un arrêt maladie de huit mois pour dépression. Il signale tout de même que, selon ses collègues, le cuisinier, «d’humeur fluctuante», «paraissait très fragile et prenait beaucoup de
médicaments».
Le syndicat FO Disney, qui a publié dès hier soir le rapport sur son blog, y dénonce une «pseudo-enquête», qui «sert visiblement à ce que l’employeur et certains de ses représentants et
responsables mis en cause, se dédouannent de leurs responsabilités sur le dos du regretté Rabii Hourourou.»
Le secrétaire du syndicat FO Guy Bruno M’Boé pointe notamment la présence au sein de la mission d’enquête d'un supérieur hiérarchique de Rabii Hourourou, que le commis de cuisine avait
lui-même désigné en juin dernier dans une plainte déposée au commissariat de Meaux pour harcèlement moral. Contactée, la direction n’a pas souhaité s’exprimer officiellement avant la
présentation du rapport devant les membres du CHSCT cet après-midi.
FO Disney

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