Partager l'article ! LES SALAIRES À L’ORDRE DU JOUR: L'Éditorial de Jean-Claude Mailly Les revendications salariales reviennent au-devant de l’actuali ...
FO Disney
Bâtiment Mary Poppins (face à Key Control)
Tel : 01.64.74.39.76 Fax : 01.64.74.39.06 Mail : fo.disney@bbox.fr
Permanences syndicales : Lundi / Vendredi (11h00-16h00)
Secrétaire Général : Guy-Bruno MBOE : 06.19.14.07.57
Délégués Syndicaux FO :
Guy-Bruno MBOE
Karim BENZERGA
Jeffrey CONCKLIN
Carmen NAVARRO-DENIZ
Fred RINCON-ARRIETA
Valérien RUGGIERI
Hervey SAUMADE
Eufrasia TIENE-GARCIA-MONTEIRO
FO au Comité d'Entreprise :
Le Représentant Syndical : Nzale BOLA-BOTEMA
Les Elus : Eufrasia GARCIA-MONTEIRO ; Guy-Bruno MBOE ; Hervey SAUMADE
FO au CHSCT Central :
Le Représentant Syndical : David CHARPENTIER
FO aux commissions Maintien Emploi + Suivi des Accords :
David CHARPENTIER ; Georges DESPLAN ; Alpha DIALLO
Délégués DP-CHSCT dans les établissements :
Disneyland Hotel :
Barbara ARDIZZOLA ; Nzale BOLA-BOTEMA ; Mariam DIOUMASSY ; Alexandre GARAIX ; Tania GAZET ; Dany MALUTAMA ; Aissata MIAMBANZILA ; Boris PARRA ; Jean-Frédéric TEIXERA
Hotel New-York :
Mehdi Boumedienne BENZINEB ; Lucienne BERNADEL ; Alpha DIALLO ; Sylvain FARET ; Davide FINIZIO ; William GUILHEM ; Virginie LEMUHOT-NDIAYE ; Osman MANDOUKI ; Dragana PESSIC ; Madiha RASSIM ; Juan-Maria ROJAS-RUIZ
Hotel New-Port-Bay-Club :
Karim BENZERGA ; José-Carlos TIENE-GARCIA
Hotel Sequoia-Lodge :
André ABGUILLERM ; Cédric BONNET ; Dianka CAMARA
Hotel Santa Fe :
Youssef EL GHOUL ; José PIRES
Hotel Cheyenne :
Yaya KONTE
Ranch Davy-Crockett :
Damien CATEL ; Bernadette CAUDRON ; Jean-Christophe COUSIN ; Ismail KONATE ; Carmen NAVARRO-DENIZ ; Robertine OUSSOUF ; Baya Zineb SANSA
Disney Village :
Auguste BARROS ; Dominique DELHAYE ; Aurélia DUPLAT-HERBAY ; Paqui HERRADOR-MARISCAL ; David PIONNIER
Parc Opérations :
Hayet BELMAILI ; Marie-Corine DESPLAN ; Gangarazou MALLIPOUDY ; Nigel NOEL
Boutiques :
Nadia NOEL
Restaurants Parcs :
Bekaye ADIM ; Delali AMADOS DJOKO ; Edwige BAMANDJI-LONDET ; Massanke DAHOUDA ; Mamadou DOSSO ; Moez KHECHINE ; Makuma NGANGA ; Fred RINCON-ARRIETA
Spectacles :
Christophe WINTRICH
Services Techniques :
Manuel NOVIO ; Sankar VILLIER-EMMANUEL
Sécurité - Secours :
David FORGERON ; Valérien RUGGIERI
Administration :
Shade Fola EHAPA ; Frédéric HURTMANS

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly
Les revendications salariales reviennent au-devant de l’actualité. Ce fut notamment
le cas avec les routiers, qui ont réussi à obtenir des augmentations ainsi que la mise en place d’une mutuelle.
Comme d’habitude dans ce secteur, l’État a dû intervenir, les employeurs étant libéraux dans leurs conceptions mais attendant toujours de l’État qu’il compense les augmentations de salaires! On
notera aussi, au passage, que dans ce secteur comme dans celui de l’hôtellerie-restauration, le foisonnement des organisations d’employeurs pose le problème de leur représentativité.
S’agissant de la restauration, à l’heure où ces lignes sont écrites, la question n’est toujours pas bouclée, trois organisations (FO-CGT-CFTC) s’opposant à un accord insuffisant.
Quand on sait que les contreparties à la baisse de la TVA (coût annuel de l’ordre de 2,5 à 3 milliards d’euros), auxquelles les restaurateurs s’étaient engagés, ne sont guère vérifiables en
termes d’emploi et de prix, seule la question des salaires est directement mesurable. Et c’est sur ce point que les employeurs se montrent particulièrement radins. Autrement dit, c’est la portion
congrue.
Autre secteur significatif en matière de revendication salariale, les banques. Qu’il s’agisse, par exemple, de HSBC ou de LCL, nos syndicats ont des exigences légitimes. Les employeurs de ce
secteur sont vraisemblablement les plus cyniques. Ils ont empoché les aides d’État, continuent à spéculer sur les transactions financières et monétaires, prévoient des bonus, ne favorisent guère
le crédit aux entreprises et aux particuliers, refont des bénéfices, mais ne respectent pas leurs salariés en matière de salaires ou de conditions de travail.
Alors que la crise perdure, que la situation est plus que fragile (en témoigne la situation de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal ou de l’Irlande dans la zone euro), il devient de plus en plus
évident et indispensable qu’il faut changer de modèle économique. Face aux États-Unis et à la Chine qui sous-évaluent fortement leur monnaie, l’Europe a une responsabilité particulière. À
condition que les gouvernements aient le courage d’imposer un changement de modèle, tant au niveau européen que national. Ce qui est encore loin d’être le cas.
On notera aussi de ce point de vue la position de la Commission européenne: elle prône la modération salariale et l’austérité budgétaire, mais accepterait de relever les salaires des
fonctionnaires européens de 3,7%. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, en quelque sorte.
Et pendant ce temps-là, en France, le gouvernement, conseillé par des experts qui sont loin d’être concernés par le salaire minimum, ne veut pas donner de coup de pouce au SMIC au 1er janvier
2010.
Face à de tels événements, comment ne pas être persuadés que seule la résistance et le rapport de forces sont et seront facteurs de progrès.
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